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TDAH & ALIMENTATION

Dernière mise à jour : il y a 2 jours



Mon article précédent vous parlait de l'impact d'un déséquilibre alimentaire (dysbiose) sur les symptômes visibles et invisibles du TDAH. Et vu que l'alimentation est le moteur central de l'équilibre ou du déséquilibre de l'intestin (et par le fait même du cerveau par le biais de l'axe intestin-cerveau), je vous présente le mode de vie neuro-aligné que j'ai moi même mis en place pour arriver à prendre le dessus sur mes défis de TDAH.


Maximiser une alimentation "neuro-friendly" ne consiste pas seulement à ajouter des "super-aliments", mais à restaurer l'étanchéité de l'intestin et à calmer l'inflammation du cerveau. Cette stratégie consiste à mettre en place un mode de vie quotidien pour que les effets se ressentent et prend un temps à implanter.


Voici les piliers d'une assiette conçue pour soutenir un système nerveux neurodivergent :


1. Nourrir les bonnes bactéries 


Pour combattre la dysbiose, il faut donner aux bonnes bactéries de quoi se multiplier en consommant des prébiotiques.


  • Les fibres solubles : Les meilleures sources de fibres solubles incluent l'avoine (gruau, son), les légumineuses (lentilles, haricots, pois chiches), l'orge, le psyllium, ainsi que des fruits comme les pommes, les agrumes (oranges, pamplemousses), les fraises et les avocats. Elles forment un gel dans l'intestin, aidant à abaisser le cholestérol et à contrôler la glycémie.

  • Les polyphénols : Les petits fruits rouges (myrtilles, framboises), le cacao noir et le thé vert agissent comme des antioxydants puissants pour protéger les neurones.



2. Réparer la "Passoire" 


Pour refermer les brèches de l'intestin, le corps a besoin de "briques" spécifiques:


  • La L-Glutamine : Un acide aminé essentiel pour régénérer les cellules de la paroi intestinale. On le trouve dans les œufs, le bœuf (bio de préférence), le persil et les épinards.

  • Le Collagène : Le bouillon d'os (longuement mijoté) est souvent cité dans les protocoles de réparation intestinale car il est riche en gélatine et acides aminés réparateurs.



3. Éteindre le Feu 


Puisque la dysbiose envoie des signaux inflammatoires au cerveau, l'alimentation doit faire office de "pompier" :


  • Les Oméga-3 (DHA/EPA) : Essentiels pour la gaine de myéline des neurones et la fluidité des membranes.

    • Sources : Petits poissons gras (sardines, maquereaux), huile de lin, noix, algues.

  • Le Curcuma : Associé à un peu de poivre noir et d’un corps gras, c'est l'un des anti-inflammatoires naturels les plus puissants pour le système nerveux.



4. Les probiotiques 


Il s'agit d'aliments fermentés qui apportent des souches vivantes capables d'influencer l'humeur et le comportement :


  • Le kéfir, la choucroute crue, le kimchi ou le miso. Les probiotiques en capsule.

  • Note : Ces aliments doivent être introduits très progressivement pour éviter une réaction trop forte du système immunitaire si l'intestin est très poreux.



5. Éviter les "Perturbateurs"


Une alimentation neuro-friendly, c'est aussi ce qu'on retire :


  • Le sucre raffiné : Il nourrit les levures (Candida) qui exacerbent les comportements d'hyperactivité et d'irritabilité. Surveiller les étiquettes et les sucres cachés (Glucose, Fructose, Dextrose, Maltose, Lactose, Maltodextrine, sirop de maïs...). La recherche en cardiologie suggère de consommer moins de 50 grammes de sucre quotidiennement.

  • Les additifs et colorants : Plusieurs études (dont celles suivies à Comenius) suggèrent qu'ils augmentent l'excitabilité neuronale.

  • Le Gluten et la Caséine (Parfois) : Pour certains sujets neurodivergents, ces protéines sont mal tolérées.


Noter qu’il ne s’agit pas d’un avis professionnel mais bien d’une rétroactive qui résume l’état des données consultées à ce jour et des bonnes pratiques que j'ai expérimenté dans les 10 dernières années.  La consultation d’un professionnel est hautement recommandée.


Pour conclure


Maximiser une alimentation TDAH friendly permet :


  1. De stabiliser la barrière intestinale (moins de toxines dans le sang=moins de neuro-inflammation).

  2. D'optimiser la production de neurotransmetteurs clés dans l'optimisation des défis du TDAH.

  3. De réguler son énergie, son humeur, sa concentration et sa motivation.


Et pour finir, l’astuce la plus précieuse: ses habitudes doivent devenir un mode de vie, donc elles doivent faire partie de votre quotidien et ce, pour toujours.


Prêts à cesser de combattre ton cerveau et commencer à nourrir son allié le plus sous-estimé?


Cela t’intéresse d’en savoir plus?


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